En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour recueillir vos informations de connexion, collecter des statistiques en vue d'optimiser les fonctionnalités du site et adapter son contenu à vos centres d'intérêt.
En savoir plus et paramétrer les cookies Accepter

Les livres blancs

ERP - Le succès de la « french touch » - 5 décideurs témoignent
Voir le livre blanc


Cyberattaques : et si vous optiez pour une protection performante ?
Voir le livre blanc

Découvrez le N°2
Novembre / Décembre / Janvier
NOUVEAU
Version interactive
Consulter les articles en ligne
Consulter les anciens numéros
  • Au sommaire
  • Baromètre : les salaires IT 2015
  • Juridique : les droits de propriété intellectuelle sur le logiciel ?
  • Attaques DDoS et cyberdéfense française sur le devant de la scène
  • Des pare-feux très spéciaux
  • Pas de lieu sûr pour les données sans gérer les habilitations
  • La sécurité chez BT
  • Cyber-risques : êtes-vous bien assurés ?
  • La virtualisation du poste client
  • Les grandes baies de stockage n’ont plus la cote
  • Stockage : vers un avenir 100 % Flash ?
  • Big data et mobilité au cœur du e-commerce
  • Géolocalisation et Mobilité “by Open” - Deux clefs de la performance de l’entreprise
  • Que faut-il archiver ? Combien de temps ?
  • L'ERP gagne le Cloud
  • Partage et stockage en ligne pour les experts comptables

Un ERP pour votre GPAO : Piloter sa production avec un intégré

Octobre 2009 - Paru dans Solutions&Logiciels N°9 - Voir le sommaire du numéro

La gestion de production est au coeur de tout système d'information d'une entreprise industrielle. Dans le contexte de crise actuel, le besoin d'intégration de ces systèmes est plus aigu que jamais.
Benoît Herr

Gestion des données techniques, prévision de la demande, plan directeur de production, calcul des besoins, gestion des ventes, des stocks, des achats... tous ces pans fonctionnels d'une application de gestion de production sont aussi essentiels les uns que les autres pour une entreprise industrielle, qu'il s'agisse de production manufacturière, continue, batch ou à la commande : la Gestion de Production Assistée par Ordinateur (GPAO) est assurément au coeur du métier de ces entreprises, notamment des PMI. Aux fonctionnalités listées cidessus s'ajoutent celles, très liées, de gestion logistique, des stocks et de la facturation. D'une façon générale, la GPAO prend en charge tout ce qui touche à la conception, à la planification des ressources matérielles, financières et humaines, à l'ordonnancement, au contrôle et à l'historisation des activités de production.

Pourquoi choisir un intégré ?

Le terme même d'ERP (Enterprise Ressource Planning) est en réalité dérivé de la méthode et des systèmes MRP (Materials Requirements Planning), nés dans les années 1960, et surtout du MRP II (Manufacturing Resource Planning), concept plus large que le MRP, datant quant à lui des années 1970 et intégrant la gestion de l'ensemble des ressources de l'entreprise. C'est dire si ces concepts et donc les solutions qui en découlent sont liés.

Comment choisir sa solution en temps de crise ?

Dans le choix d'une solution de production, une règle domine : le métier. Le contexte actuel n'a fait qu'exacerber les besoins et les objectifs existant antérieurement. Avec en point de mire une réduction des coûts, de tous les coûts, ceux-ci concernent la rationalisation des opérations logistiques, l'optimisation de la planification, l'amélioration des résultats opérationnels, l'accélération et la rationalisation de la circulation des informations, notamment avec les tiers comme les fournisseurs. Les entreprises doivent aujourd'hui améliorer leur réactivité, réduire les délais de mise sur le marché de leurs produits, anticiper les demandes clients, rationaliser leurs processus en ayant recours à l'externalisation et améliorer la visibilité qu'elles ont de leur performance, toujours dans le but de réduire les coûts et améliorer la productivité.

Dans les industries de process, comme la chimie ou l’industrie agro-alimentaire, la conformité aux réglementations, toujours plus contraignantes, et la gestion de la qualité viennent s'ajouter à la maîtrise des coûts au chapitre des préoccupations majeures des entreprises. Dans les industries manufacturières, c'est la concurrence internationale, la mondialisation qui s'ajoute à la pression sur les coûts. Quant aux entreprises de fabrication à la commande, elles doivent apporter toujours plus de satisfaction à leurs clients tout en, là encore, assurant rentabilité et production au meilleur coût.

"On ne peut pas exceller en tout", dit l'adage. C'est pour cette raison que de nombreux éditeurs spécialisés tirent aujourd'hui encore leur épingle du jeu, face à des mastodontes internationaux que sont des SAP, Oracle et autres Infor ou Lawson. En fait, ces Clipper, Isia et autres Aposys, pour en nommer quelques uns, sont des éditeurs métier.

Prenons le cas d'Isia, qui commercialise l'ERP Diapason : même s'il affiche officiellement comme vocation d’apporter une solution logicielle complète, souple et pragmatique aux entreprises industrielles, il se spécialise tout de même essentiellement dans la menuiserie industrielle. Pourquoi ? Parce que les menuiseries industrielles fabriquent à la commande et que l'atout majeur du logiciel Diapason est son configurateur, à la fois technique et commercial.

Il s'agit là d'une fonction essentielle pour les entreprises travaillant sur des produits personnalisables (essentiellement menuisiers industriels, mais aussi les standistes ou fabricants de structures modulaires). Le configurateur exploite des données techniques uniques pour traiter trois typologies de commandes : pick-to-order (PTO), assemble- to-order (ATO) et configure-to-order (CTO).

De son côté, Clipper, de Clipper Industries est une solution elle aussi totalement intégrée. Elle met l'accent sur la simplicité de déploiement et de maintenance, essentiellement imputable à son préparamétrage. Ce logiciel se destine notamment aux chaudronniers, mécaniciens, fabricants, tôliers, producteurs de petites, moyennes et grandes séries etc. En d'autres termes à un nombre impressionnant de PMI. Si aujourd'hui Clipper est l'un des logiciels de gestion de production les plus utilisés dans les PME industrielles françaises, c'est du fait de sa spécialisation, bien différente toutefois de celle de Diapason, mais aussi des tarifs pratiqués par l'éditeur, en grande partie imputables au préparamétrage.

On pourrait ainsi multiplier les exemples à l'infini : de Silob à Qualiac, de Cegid à Divalto, tous les éditeurs hexagonaux sont concernés à des degrés divers par la spécialisation de leurs solutions. Et que dire des ERP internationaux ? Là encore, les solutions se verticalisent de plus en plus afin de répondre aux besoins spécifiques de tel ou tel secteur d'activité. Il est donc fondamental pour l'industriel d'adopter une solution véritablement en adéquation avec son activité et sa taille d'entreprise.

Autre critère d'importance : l'ouverture et l'évolutivité. La solution adoptée sera en effet en place pour de nombreuses années. En cours d'exploitation, la production va évoluer, les spécifications se modifier et les volumes produits augmenter (on l'espère, en tout cas). L'outil devra être capable de s'adapter. Idéalement aujourd'hui, la solution adoptée sera construite sur une architecture SOA, capable à la fois d"évoluer et de s'intégrer avec les systèmes existants.

Au delà de la GPAO

Rares sont les entreprises industrielles dépourvues de toute solution informatique de gestion. Le système adopté devra donc nécessairement être capable de s'intégrer aux systèmes d'information existants, qu'il s'agisse d'applicatifs, comptables, par exemple, ou d'infrastructures matérielles existantes. Souplesse et adaptabilité de la solution sont là encore de rigueur.

Quel que soit son périmètre, la gestion de production s'intègrera dans les systèmes d'information globaux de l'entreprise. Elle se fond dans l'ERP lorsqu'il y en a un. Mais malgré son nom et sa vocation, l'ERP ne gère pas tout. Il gère certes l’entreprise dans son ensemble, à un niveau global, mais son temps de réaction est celui de l’entreprise. Les systèmes de type MES (Manufacturing Execution System ou Systèmes d’exécution des fabrications) en revanche, souvent décrits comme un lien entre l'ERP et les systèmes de contrôle commande, sont conçus pour optimiser l'atelier de production : leur temps de réaction est plutôt celui de l'atelier de production, où la réactivité nécessaire se chiffre en minutes et non en heures ou en journées. Un MES va bien au delà d'un simple lien entre le contrôle commande et l'ERP : il assure l’exécution effective de la production des fabrications. Selon la classification du MESA (Manufacturing Enterprise Solutions Association), une organisation à but non lucratif américaine dont l'objectif est l'amélioration des opérations de production grâce à l'optimisation des applications, aux outils informatiques et aux bonnes pratiques de gestion, il prend en charge onze fonctions (collecte et acquisition de données, analyse des performances, traçabilité produits et généalogie, ordonnancement, gestion des documents, cheminement des produits et lots, gestion du personnel, gestion de la qualité, gestion de la maintenance préventive et curative, gestion des ressources et gestion des procédés). L'intégration de façon native d'un MES à l'ERP est possible dans la grande majorité des cas. Pour en savoir plus sur les MES, reportez- vous aux travaux du MESA ( HYPERLINK "http://www.mesa.org/").

Dans un autre registre, la maintenance assistée par ordinateur (GMAO) et la gestion de la qualité assistée par ordinateur (GQAO) prennent également de plus en plus d'importance et se connectent à l'ERP de production en amont.

Quelle maturité pour les solutions Open Source ?

Y a-t-il une place pour les solutions Open Source dans la gestion de production, systèmes extrêmement sensibles et stratégiques s'il en est ? On peut être sceptique de prime abord, compte-tenu des spécificités mêmes du modèle Open Source, mais la réalité est toute autre. Une offre comme Openbravo, par exemple, intègre un module de gestion de production très complet, s'adaptant aux spécificités de la structure de production de chaque organisation. Dans le cas particulier de cette offre, le module de GPAO est plutôt orienté production discrète. Mais d'autres ERP Open Source proposent également un module de gestion de production. Ainsi Compiere, le plus usité des ERP Open Source à travers le monde, propose-t-il depuis peu un module de GPAO alors même qu'au départ il se destinait plutôt à des applications de négoce et de distribution. C'est tout récemment, début juin, que Compiere a révélé sa gestion de production, qui inclut les achats, la planification et l'ordonnancement, la gestion matières, des ordres de de fabrication et même la finance. Citons encore Neogia, qui comporte un module de GPAO assez complet, de même que ERP5 et OpenERP (ex-Tiny ERP), dont le module de gestion de production permet de mettre en oeuvre toutes les bonnes pratiques des entreprises industrielles.

Rappelons que Open Source n'est pas synonyme de gratuité : au delà des économies réalisées immédiatement sur les licences logicielles, c'est surtout au modèle Open Source qu'adhère l'entreprise qui fait ce choix, parce qu'à terme un ERP Open Source permet une meilleure couverture fonctionnelle de par son adaptabilité naturelle. L'ERP s'adapte aux besoins de l'entreprise et non l'inverse et ce que l'on gagne en licences peut être investi dans des développements spécifiques. Parallèlement, on peut affirmer que les solutions ERP Open Source sont globalement arrivées à maturité aujourd'hui et qu'il convient au minimum de s'y intéresser lorsqu'on envisage la mise en place d'une solution de GPAO, quelle que soit la taille de l'entreprise, mais surtout lorsqu'on est une PMI.

Les solutions "on demand"

Là encore, cela peut paraître étonnant puisque les freins à l'adoption d'un modèle de type "on demand" sont nombreux dans les activités industrielles, mais la plupart des grands ERP de production sont disponibles en mode ASP ou SaaS (Software as a Service). De Sage à Cegid, apôtre de ce mode de fonctionnement en France, l'offre SaaS existe, même pour les ERP Open Source d'ailleurs. Si les Clipper et autres Diapason évoqués plus haut ne sont toutefois pas encore proposés avec cette technologie, certains éditeurs se spécialisent dans le SaaS. C'est le cas de Cestia et de son ERP Sinex, nativement conçu pour le mode hébergé dès 1995. Certains de ses clients, comme la société MPI, utilisent l'ensemble de ses fonctionnalités depuis 1998 en mode ASP (on ne parlait pas encore de SaaS à l'époque !). Ce foisonnement de l'offre ne doit toutefois pas nous induire en erreur, les freins demeurent pour l'heure plus forts que les avantages du modèle SaaS et rares sont pour l'instant les entreprises qui font le pas. Le SaaS est cependant une tendance de fond, qui – toutes les études concordent là dessus – devrait connaître une croissance constante et soutenue dans les prochaines années.

Signalons enfin pour conclure que les salons Solutions, ont ressuscité le salon GPAO pour l'édition 2009 du bouquet de salons de la rentrée, les 6, 7 et 8 octobre, ce qui en dit long sur l'importance de ce type de progiciels.

André Laurent, leader européen dans l’assemblage mécanique, passe à la gestion de production intégrée

Basée en région Rhône-Alpes, André Laurent est une PME industrielle générant un chiffre d'affaires de 20 M€ pour un effectif de 150 personnes. Certifiée EN 9100 et ISO 14001, l'entreprise est un fournisseur de rang I ; elle assure l'ensemble des prestations consistant à concevoir, réaliser, et assurer les projets d’assemblage mécanique de ses clients.

Alors équipée d'une GPAO isolée, l'entreprise s'est en 2003 posée la question de la refonte de son système d'information. "Nous avions à l'époque beaucoup de ressaisies à faire", explique Éric Batarson, responsable informatique chez André Laurent. "Il nous manquait également des pans fonctionnels entiers, comme le CRM ou la GED. D'autres faisaient l'objet de traitements rudimentaires, souvent basés sur l'utilisation de tableurs". André Laurent a alors fort logiquement opté pour l'intégration. "Nous travaillons avec une clientèle très exigeante (nucléaire, aéronautique, énergie…), ce qui nous a conduits à faire le choix de mettre en place un ERP", poursuit Éric Batarson. "Notre choix s’est porté sur l'ERP ProAlpha car il intégrait bien les contraintes liées à notre organisation industrielle, notamment sur le module production, qui gère de manière probante les gammes de fabrication. ProAlpha présente l’avantage d’être totalement intégré, avec en plus une GED et un module de workflow très performant qui a renforcé notre efficacité au quotidien." ProAlpha est un ERP global, destiné aux entreprises industrielles de taille moyenne. Son éditeur est allemand et la structure française d'intégration et de services est implantée dans l'est, à Schiltigheim, près de Strasbourg.

"Grâce au code source ouvert au client de la solution, nous avons pu mettre en oeuvre nos propres développements et faire véritablement 'coller' l’outil informatique à la stratégie de l’entreprise. Le configurateur livré avec l'ERP a été utilisé pour mettre en place notre outil de gestion des données techniques (devis, génération des gammes de fabrication spécifiques, intégration de règles métier) et de gestion de la connaissance. Autour de l’ERP nous avons pu construire tous les indicateurs nécessaires à la bonne gestion de l’entreprise, afin de nous aider dans la prise de décisions. Enfin, nous avons mis en place le calcul des besoins (MRP II), qui nous a vraiment rendus plus efficaces dans la gestion de nos marchés et nous a aidés à améliorer encore notre taux de service (aujourd’hui proche des 90%) en intégrant complètement les prévisions de nos clients dans l’ERP. C'était à n'en pas douter le plus gros morceau, mais aujourd'hui il nous permet d'anticiper sur les pics de charge et de prendre les mesures appropriées", ajoute Éric Batarson.

"Aujourd'hui, toute notre gestion est centralisée dans un seul outil. ProAlpha a contribué à l’évolution de l’entreprise via la remise en cause de nos processus internes et nous réalisons aujourd'hui 25% de CA en plus qu’en 2003" conclut Éric Batarson.



Solutions-Logiciels.com Le portail du décideur informatique en entreprise - 2014 - Tous droits réservés


Le présent site Web est édité par K-Now, Sarl inscrite au RCS de Paris sous le N° 499 320 000 et dont le siège social est au 21 rue de Fécamp 75012 Paris.
Adresse de courrier électronique :diff@solutions-logiciels.com

Le directeur de la publication du site www.Solutions-Logiciels.com. est Jean-Kaminsky en qualité de gérant de la Sarl K-NOW

Paramétrer les cookies