N°39
En cette ère de crise et de mutation, Darwin peut être notre maître à penser. La sélection naturelle touche les entreprises et…les cadres. Quelles qualités le décideur IT doit-il déployer pour surmonter la crise ?
Cost killer perspicace
Michael Bloch, de McKinsey lors de sa conférence du Forum CXP, tirait la leçon d’une crise antérieure, celle de 1991. Les sociétés qui avaient le mieux surmonté la récession s’étaient montrées impitoyables dans la réduction des coûts, Décideurs IT, sachez arrêter les projets non indispensables, ou limitez les fonctionnalités en ne conservant que les fonctions vraiment utiles
Visionnaire intraitable
Le consultant notait que ces sociétés qui avaient bien tiré leur épingle du jeu possédaient un autre point commun : elles avaient continué à investir en R&D (+22% en moyenne) !
Responsable agile
Réinventer la communication au sein des équipes et changer le rapport avec les fournisseurs, afin de raccourcir la durée des projets et de stopper l’effet tunnel (voir le dossier du numéro).
Médiateur
Un éditeur d’outil de Business Intelligence m’expliquait récemment : “je vends mon outil directement à des directeurs marketing et autres cadres supérieurs. Leur DSI leur demandait plusieurs mois pour intégrer une application BI. Il leur restait un peu de budget et ils ont installé en quelques heures mon outil”. Dans cette connivence pour contourner l’empêcheur de tourner en rond qu’est le DSI, le choix d’une solution SaaS n’est parfois pas innocent, évitant le recours au SI de l’entreprise.
Les usages ont changé, aujourd’hui, le comptable veut maîtriser la paie et le webmaster Internet. Philippe Lemoine, pape du e-commerce, nous met en garde : les nouvelles générations sont déçues par l’informatique d’entreprise. Ces nouveaux venus veulent de l’interface riche et du collaboratif… Le DSI reste le gardien du temple de l’IT, responsable du bon fonctionnement et du budget de celui-ci. Garant de la compatibilité et de la sécurité des nombreux éléments du système d’information. Je pense qu’il doit rester intraitable sur ces sujets mais apprendre à lâcher du lest sur certains usages individuels. Apprendre à être…contournable ! Il n’est plus celui qui semble défendre la complexité de la technologie, mais le médiateur qui facilite l’usage et l’appropriation de la technologie dans l’entreprise
